Faux retour au calme sur le Golan – interview on the Occurrences in the other side of the Golan heights

 

Avec la reconquête du Sud syrien par l’armée d’Assad, l’Etat hébreu s’inquiète de la présence iranienne à ses portes.

De l’autre côté de la frontière, protégée par une clôture en fer et des tranchées antichars remontant à la guerre israélo-arabe de 1973 (Kippour), le drapeau syrien flotte de nouveau. Quelques mois plus tôt, c’était ceux de groupes rebelles et djihadistes que l’on apercevait au loin. Ici, à Kuneitra, sur la partie du Golan occupée par Israël depuis 1967, qui l’a annexée en 1981, en violation du droit international, nous sommes sur l’unique point de passage entre les deux pays.

Quatre ans après sa fermeture, il a été rouvert, en octobre, uniquement pour la Force des Nations unies chargée d’observer le désengagement (Fnuod). Celle-ci a pour mandat de veiller au respect du cessez-le-feu entre Israël et la Syrie. Les casques bleus ont réinvesti leur base et patrouillent – seulement deux heures par jour, pour l’instant. La communauté druze, à cheval sur les deux pays, attend avec impatience de pouvoir de nouveau envoyer ses jeunes étudier à Damas et y vendre ses pommes. Continue reading “Faux retour au calme sur le Golan – interview on the Occurrences in the other side of the Golan heights”

Israël déconcerté par la guerre en Syrie

Voilà plus de trois ans que la Syrie est plongée dans un bain de sang. Un tiers de sa population a pris le chemin de l’exil ; la moitié de ses infrastructures ont été anéanties. Ce chaos renforce les craintes sécuritaires d’Israël, partagé entre son hostilité envers le régime de Damas et sa crainte de voir des groupes djihadistes prendre le pouvoir à ses frontières.

par Nir Boms et Asaf Hazani, mai 2014

Ce ne sont pas les termes qui manquent, dans le répertoire israélien, pour désigner les événements qui agitent le monde arabe depuis quelques années. Ils reflètent la manière dont les divers acteurs perçoivent ces changements. Ainsi, le « printemps arabe » des premiers jours est devenu au fil des mois un dangereux « hiver islamiste radical », puis, devant l’incapacité persistante des dirigeants du pays à définir la nature même des transformations en cours, un « bouleversement proche-oriental ». Pour finir, la propension à osciller entre optimisme et pessimisme s’est muée en profonde perplexité. Continue reading “Israël déconcerté par la guerre en Syrie”

La question de l’incitation

 

 

La question de l’incitation a toujours été la source d’un débat animé entre Israël et l’Autorité Palestinienne. Israël a publié un Index des incitations, ayant pour objet la surveillance des développements de la rhétorique anti-israélienne. Les Palestiniens, ne voulant pas être en reste, ont également produit un rapport de leur cru, dont la seconde édition a été diffusée cette semaine. Continue reading “La question de l’incitation”

“République” Islamique : la haine et la peur en IranTraduit de l’anglais par Sandra Ores

 

Par Nir Boms et Shayan Arya

 

Il semble que l’Iran possède sa propre version des gags du 1er avril. C’est le 1er avril dernier, en effet, que le régime islamique a commémoré le référendum qui a consacré la prise du pouvoir par les khomeynistes, il y a 32 ans de cela.

En 1979, un référendum s’est effectivement déroulé, même s’il semble clair que très peu d’Iraniens étaient, en cette occasion, conscients du sujet sur lequel ils se prononçaient. Trente-deux ans plus tard, le doute n’existe plus quant à la nature d’un régime islamique, mais on ne voit nul signe avant-coureur, à l’horizon, d’un nouveau référendum qui pourrait infirmer le précédent.

Pendant 32 ans, en effet, c’est le langage de la haine, de l’intimidation et de la peur qui a remplacé celui des urnes. Reste qu’en Iran, comme dans d’autres lieux du Moyen-Orient, lorsqu’exprimer sa volonté par un vote devient impossible, on trouve des voies différentes pour la faire entendre.

 

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Ils n’ont pas réussi à tout couvrir… Continue reading ““République” Islamique : la haine et la peur en IranTraduit de l’anglais par Sandra Ores”